responsabilité de Lauren.
Le lendemain matin, Noah semblait légèrement mieux.
Sa fièvre avait baissé et il accepta quelques gorgées d’eau sans protester.
Lauren, après six heures de sommeil presque ininterrompu, avait retrouvé un peu de couleur.
Ethan prépara le petit-déjeuner.
Vers dix heures, Patricia appela encore.
Cette fois, il décrocha.
« Bonjour, maman.
»
Sa voix était glaciale.
« Est-ce que tu as fini ton numéro ? » demanda-t-elle.
Ethan resta silencieux une seconde.
« Tu veux vraiment commencer comme ça ? »
Patricia soupira.
« Ethan, nous sommes venues aider.
Si Lauren ne sait pas accepter de l’aide, ce n’est pas à moi d’en payer le prix.
»
« Qu’est-ce que tu lui as proposé concrètement ? »
« Beaucoup de choses.
»
« Lesquelles ? »
Silence.
« Je n’ai pas à dresser une liste.
»
« Moi, j’en ai une.
Tu as gardé Noah dix minutes pendant qu’elle prenait une douche.
C’est la seule chose qu’elle peut citer.
»
« Parce qu’elle veut tout contrôler.
»
« Tu as préparé un repas ? »
Patricia ne répondit pas.
« Tu as vidé le lave-vaisselle ? Lancé une lessive ? Pris Noah pendant une heure pour qu’elle dorme ? Été chercher ses médicaments ? »
« Je ne suis pas sa domestique.
»
La phrase tomba entre eux.
Ethan regarda Lauren, qui se trouvait de l’autre côté de la pièce avec Noah.
Elle avait entendu.
Son visage se ferma.
« Personne ne t’a demandé d’être sa domestique », répondit Ethan.
« On t’a demandé d’être sa famille.
»
Patricia reprit d’un ton plus agressif.
« Et moi, je refuse qu’on fasse de moi la méchante parce que ta femme laisse sa maison devenir un chaos.
»
Ethan sentit sa mâchoire se contracter.
« Voilà.
C’est exactement ça.
Noah avait de la fièvre depuis trois jours, Lauren dormait par tranches de quarante minutes, et toi, tu regardais le linge.
»
« Une maison ne s’arrête pas de fonctionner parce qu’un enfant est enrhumé.
»
Lauren baissa les yeux.
Ethan répondit immédiatement.
« Ce n’était pas un simple rhume.
Et même si ça l’avait été, ce n’était pas ton rôle de noter ses échecs imaginaires depuis une chaise en buvant du café.
»
Patricia se tut.
Puis elle utilisa la phrase qu’Ethan connaissait depuis l’enfance.
« Après tout ce que j’ai fait pour toi… »
Il la coupa.
« Ce que tu as fait pour moi quand j’étais enfant ne t’achète pas le droit de manquer de respect à ma femme aujourd’hui.
»
Le silence qui suivit fut différent.
Pour la première fois, Patricia sembla comprendre que son fils n’était pas simplement en colère.
Il posait une limite.
« Qu’est-ce que tu veux ? » demanda-t-elle finalement.
« Je veux que tu corriges ce que tu as raconté à la famille.
»
« Je n’ai menti à personne.
»
Ethan ouvrit sur son propre téléphone la capture d’écran que Lauren lui avait envoyée.
« Tu as écrit que Lauren refusait l’aide.
C’est faux.
Vous ne lui en proposiez pratiquement pas.
»
« C’est une question d’interprétation.
»
« Non.
»
Son ton resta calme.
« Et ensuite, tu appelleras Lauren pour lui présenter des excuses.
Pas pour expliquer ton intention.
Pas pour lui dire qu’elle est trop sensible.
Pas pour