changea.
C’était l’homme du diner.
Celui qui avait demandé son prénom.
Celui qui avait disparu après avoir passé vingt minutes à l’observer.
Caleb comprit qu’il avait enfin trouvé le fil qui reliait toutes les trahisons.
Mais avant qu’il puisse parler, un téléphone sonna dans la pièce.
Ce n’était ni celui de Caleb ni celui de Bishop.
C’était celui de Margaret.
Elle répondit.
Une voix d’homme dit une seule phrase :
« Nous avons votre serveuse.
»
Puis la ligne se coupa.
Dileia pâlit.
Caleb prit immédiatement son téléphone.
« Elle est ici.
»
Silence.
Le numéro appelant se trouvait pourtant à quelques mètres seulement.
Caleb regarda autour de lui.
Personne ne bougea.
Bishop vérifia son appareil.
Puis il blêmit.
« Caleb… ce numéro ne vient pas de l’extérieur.
»
Il leva lentement les yeux.
« Il émet depuis l’intérieur de cette maison.
»
Pour la première fois depuis le début de cette affaire, Caleb sembla véritablement surpris.
Dileia, elle, regarda Margaret.
La vieille femme comprit avant tous les autres.
Quelqu’un les avait suivis jusque chez elle.
Et le traître n’était plus derrière une porte.
Il était déjà dans la maison.